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Les Game Overs Mémorables : L’Art de l’Échec dans le Rétrogaming

Les écrans Game Over ont été, pour beaucoup de joueurs, une source de frustration, mais aussi d’émerveillement. Dans l’ère du rétrogaming, ces écrans n’étaient pas simplement un rappel de l’échec, mais souvent une pièce artistique à part entière. Dans certains cas, ils étaient si mémorables que les joueurs en parlaient pendant des années. Plongeons dans le monde des Game Over les plus mémorables de l’âge d’or du jeu vidéo.


Ninja Gaiden (Arcade- 1988)

Ninja Gaiden (Arcade- 1988)

Ninja Gaiden était réputé pour sa difficulté, et pas que sur NES. Comme tout bon jeu d’arcade qui se respecte, le challenge proposé par Ninja Gaiden sur les bornes ne faisait pas de la figuration. De fait, beaucoup de joueurs se souviennent avec douleur de son écran Game Over plutôt marquant. Montrant Ryu Hayabusa ligoté et menacé par une scie circulaire, cet écran mettait la pression pour continuer et sauver notre héros…

Si ça se trouve, il y a eu une panne d’électricité et Ryu va toujours bien ?

Final Fight (Arcade – 1989)

Lorsque les crédits étaient épuisés dans Final Fight, les joueurs étaient confrontés à une séquence où le personnage était attaché face à une bombe à retardement, avec un compte à rebours les incitant à insérer une autre pièce. Une méthode plutôt directe pour encourager une autre partie!

Et si c’était juste des pétards ?

Comix Zone (Mega Drive – 1995)

Comix Zone a pris une tournure artistique intéressante en plaçant le joueur à l’intérieur des pages d’une bande dessinée. Son écran de Game Over était particulièrement mémorable : au lieu d’une simple fin, le joueur se voit tout simplement barré par le dessinateur d’une croix rouge, incitant le joueur à rectifier cette erreur.

Quelqu’un aurait une gomme ? Ce serait pour corriger une faute grossière…

Castlevania: Symphony of the Night (PlayStation – 1997)

Castlevania: Symphony of the Night est largement considéré comme l’un des meilleurs jeux de la série Castlevania, mêlant action, exploration, et RPG dans une aventure gothique épique. Le jeu met en scène Alucard, le fils du célèbre comte Dracula, qui parcourt le château de son père dans une quête pour le vaincre. Ce qui rend son écran Game Over si spécial, c’est sa simplicité et sa brutalité : un crâne démoniaque cornu, une cage thoracique et une croix sont à moitié enterrés dans le sable, avec en arrière-plan le château de Dracula entouré de chauves-souris et une lune rouge sang. En plus de tout cela, une voix grave dit “Game Over” et rit de manière maniaque. Un choix audacieux pour un jeu dont la tonalité générale est sombre et mélancolique, mais qui réussit parfaitement à marquer le joueur.

Je ne sais pas pour vous, mais je n’ai vraiment pas envie de revoir cet écran. Je vais farmer un peu pour gagner en expérience, moi…

Splatterhouse 3 (Mega Drive – 1993)

Splatterhouse 3 est un beat’em up horrifique qui se démarque non seulement par son gameplay brut et sanglant, mais aussi par son atmosphère macabre. Le jeu poursuit l’histoire de Rick, un homme portant un masque maudit qui lui donne une force surhumaine, dans sa quête pour sauver sa famille des horreurs qui envahissent leur maison.

Lorsque le joueur perd toutes ses vies dans Splatterhouse 3, il est accueilli par un écran Game Over particulièrement marquant en raison de la tristesse qu’il peut faire ressentir. L’écran est noir avec une version lumineuse de Jennifer qui regarde et pleure sur le cadavre de Rick. Le joueur a la possibilité de réessayer, mais s’il choisit “Non”, la peau de Rick fond littéralement sur son corps, laissant un squelette avec des bouts de chair qui s’y accrochent.

Bon, j’ai comme envie de regarder un film de Disney après ça… Pas vous ?

Sega Rally Championship (Arcade, Saturn – 1994/1995)

Sega Rally , un jeu de course rallye emblématique, est sans doute l’un des titres de course les plus influents de Sega. Il s’est distingué par ses contrôles réactifs, ses graphismes impressionnants pour l’époque et surtout, par son gameplay accessible mais profond.

Mais ce qui a vraiment marqué les joueurs et qui est resté dans la mémoire collective, c’est le fameux écran Game Over à la fin de chaque course, si le joueur ne parvient pas à terminer dans les temps. Au lieu d’un écran de fin sombre ou dramatique, les joueurs sont accueillis par une voix enthousiaste et joyeuse déclarant simplement : Game Over, Yeaaaah! C’est cette juxtaposition d’une fin de partie et d’une voix inexplicablement joyeuse qui a rendu cet écran Game Over si mémorable. Ce simple message est devenu culte et est souvent évoqué avec affection par les fans de retrogaming.

Un pensée pour le chanteur qui a tout donné durant ces quelques secondes

Total Distortion (PC, Mac – 1995)

Total Distortion est un titre de jeu vidéo véritablement singulier. C’est une aventure musicale de point-and-click sur fond de guitare rock, dans laquelle le joueur incarne un producteur de clips vidéo musicaux qui voyage dans une dimension faite de rock and roll pour réaliser le clip ultime. Le jeu est reconnu pour son humour décalé, ses énigmes excentriques et son esthétique unique.

Mais le trait le plus marquant de Total Distortion est sans aucun doute son écran Game Over. Si le joueur rencontre une fin malheureuse, il est accueilli par une chanson dédiée au joueur intitulée “You Are Dead”. Les paroles sont simples mais efficaces : “You are dead, dead, dead”, chante une voix narquoise. “Your heart has stopped and your brain is cold. You were so, so dead”. C’est ce traitement inattendu et humoristique de l’échec qui a rendu cette séquence Game Over mémorable, transformant une défaite en une performance comique que les joueurs étaient presque ravis de rencontrer. La chanson est devenue culte au fil du temps et est souvent citée comme l’un des moments les plus mémorables du jeu.

Maintenant, essayez de vous enlever le refrain de la tête.

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