Dossier

Best-of Rétrogaming de 1995

bestof

1995, c’était il y a déjà 30 ans, tu le crois ça (coucou AHL) ! C’est aussi une année qui provoque beaucoup d’amour et de nostalgie pour les fans de retrogaming que nous sommes. Les consoles 16 bits commençaient à tirer leur révérence alors que l’ombre impressionnante des 32 bits pointait le bout de son nez. Les salles d’arcade faisaient encore et toujours vibrer les joueurs, même si la console de salon prenait de plus en plus le dessus. Bref, c’était une époque où tout semblait possible, où les expérimentations étaient reines. Alors, que retenir de cette année incroyable avec le recul de trois décennies ?


Les jeux marquants de 1995

Chrono Trigger (SNES)

Commençons par un gros morceau. Chrono Trigger, sorti en mars au Japon, est sans doute l’un des RPG les plus emblématiques de tous les temps. La “Dream Team”, constituée notamment de Hironobu Sakaguchi (Final Fantasy) et Akira Toriyama (Dragon Ball), a livré une aventure qui reste encore aujourd’hui une référence absolue. Avec son système de combat dynamique, ses fins multiples et sa bande-son magistrale de Yasunori Mitsuda, il a redéfini les standards du genre.

classic super nintendo rpg chrono trigger is now available on pc
Un jeu culte qu’il faut absolument avoir essayé, au moins une fois dans sa vie !
s l ()
La 2D n’était pas morte, loin de là !

Super Mario World 2: Yoshi’s Island (SNES)

Nintendo, en pleine maîtrise de la 16 bits, a sorti cette pépite colorée. Avec ses graphismes crayonnés uniques et son gameplay novateur centré sur Baby Mario, Yoshi’s Island est un classique instantané qui a défini une esthétique encore imitée – mais rarement égalable – aujourd’hui.

Rayman (PlayStation, Jaguar, Saturn, PC)

Ce petit bonhomme sans bras ni jambes débarque en 1995 et fait sensation. Ubisoft signe avec Rayman un jeu de plateforme magnifique aux animations fluides, qui plait aux petits et aux grands. Mais attention aussi à la difficulté bien corsée par moments ! Quoi qu’il en soit, une étoile est née, et Rayman va rapidement devenir un phénomène international.

Worms (PC, Game Boy, PlayStation, Amiga)

beeefc aba ed bf ac
En rédigeant cet article, on s’est fait piéger en relançant le jeu. On a pris du retard.

Team17 frappe très fort (avec un bazooka) avec ce jeu de stratégie au tour par tour. Qui n’a pas explosé de rire (ou de rage) à cause d’une grenade trop rebondissante ou d’un tir mal ajusté ? Ce jeu délirant deviendra un incontournable des soirées multijoueur, revenant avec des mécaniques et des graphismes qui évolueront au fil des ans, mais au gameplay inchangé et toujours aussi fun !

Wipeout (PlayStation)

Sony a misé gros sur ce jeu de courses futuristes et ne s’est pas trompé. Wipeout est rapide, stylé et porté par une bande-son techno qui a défini une génération. Alors que ce titre changeait des standards du jeu de course connus jusqu’alors – à l’exception peut-être de F-Zero – Wipeout est devenu une véritable vitrine pour la PlayStation et a largement contribué à sa vente dans les domiciles.

Star Wars: Dark Forces (PC)

LucasArts transporte les joueurs dans une galaxie lointaine avec ce FPS épique. Bien avant Jedi Knight, Dark Forces a été une référence pour les fans de Star Wars et de Doom-like.

ss bababfadebc
Si vous en avez l’occasion, (re)lancez une petite partie, vous verrez que c’est encore très jouable !

Command & Conquer (PC)

Côté stratégie, Westwood Studios a changé la donne avec Command & Conquer. La guerre entre le GDI et la Confrérie de Nod a capturé l’imagination des joueurs PC. Avec ses cinématiques live-action kitsch mais charmantes, ce jeu a posé les bases des STR modernes et influencé tout un genre.

bccabfabbcdad
Illustration du chaos.

Destruction Derby (PlayStation)

Réalisme, destruction et adrénaline. Ce jeu de courses a proposé une autre vision du jeu de course en se focalisant sur la destruction des bolides. Une manière parfaite d’évacuer le stress après une journée difficile à l’école ou au travail ! Allez-y, testez-le, 100% des médecins le recommandent.

Ristar (Mega Drive)

Un héros étoile filante, littéralement ! Ce jeu de plateformes signé Sega brille par son gameplay original, où le personnage utilise ses bras extensibles pour attraper ennemis et plateformes. Une pépite parfois sous-cotée.

Phantasmagoria (PC)

Le point-and-click horrifique de Sierra a marqué les esprits. Avec ses cinématiques en Full Motion Video et ses scènes parfois très gores, il a redéfini le genre de l’aventure pour adultes.

Panzer Dragoon (Saturn)

Ce rail-shooter épique, avec ses graphismes 3D et son univers mystérieux, a montré que la Saturn avait du potentiel. Panzer Dragoon est encore salué comme l’une des meilleures exclus de Sega.

acecdcccafdad
Un jeu qui porte assurément la patte Sega

L’arrivée des consoles 32 bits

1995, c’est aussi l’année d’une nouvelle guerre de titans qui s’annonce. La PlayStation de Sony et la Saturn de Sega sont arrivées en Europe et en Amérique du Nord.

  • La PlayStation, avec son design moderne et son approche centrée sur les développeurs, a immédiatement imposé le respect. Des titres comme Wipeout et Ridge Racer ont montré ce que la 3D pouvait offrir.
  • La Saturn, de son côté, s’est distinguée au Japon avec des jeux comme Virtua Fighter 2, souvent honoré du titre de jeu de l’année selon la presse et certains évènements, mais a eu du mal à tenir la cadence en Occident face à la PlayStation. Sega commençait déjà à ressentir les effets d’une stratégie de lancement maladroite.

Et pendant ce temps, Nintendo prenait son temps avec sa future Nintendo 64, laissant le terrain 32 bits à ses concurrents pour une bonne partie de l’année.

mHSnRJ
A l’époque, vous étiez plutôt PS1 ou Saturn ?

Les événements marquants

L’E3 inaugure une ère de grandeur

c uemjuiaapxcz

1995 marque la première édition de l’E3 (Electronic Entertainment Expo), un événement qui deviendra incontournable dans l’industrie. Les annonces phares ? Sony frappant fort avec la PlayStation et Sega… se tirant une balle dans le pied avec l’annonce surprise de la Saturn, déjà disponible, mais sans stock suffisant pour répondre à la demande.

Nintendo fait de la résistance

En 1995, Nintendo a annoncé l’arrêt de la commercialisation de la NES en Occident, tandis que la Famicom a semble-t-il encore quelques années devant elle. Cette décision marquait la fin d’une ère pour cette console mythique, qui avait révolutionné le jeu vidéo dans les années 80. Et si on attend encore des nouvelles du Project Reality / Ultra 64 qui se laisse désirer, sa petite sœur, la Super Nintendo, fait de la résistance à la nouvelle génération. Plus encore, ses chiffres de vente restent très impressionnants !

En effet, pour sa dernière année en tant que console “reine” de la marque, la 16 bits parvient à totaliser 4,6 millions d’unités dans le monde. Soit mieux que la PlayStation qui vend tout de même plus de 4 millions de consoles également pour sa première année complète d’exploitation. De son côté, Sega commence à tirer la langue avec “seulement” 2,6 millions de Mega Drive vendues, la faute à un Japon qui est déjà passé autre chose, n’ayant acheté que 30 000 unités de la console. Ses extensions Mega-CD et 32X ne renverseront pas la tendance avec tout juste un demi-million d’exemplaires vendus au total.


Avec le recul, 1995 représente un tournant pour l’industrie du jeu vidéo. C’est l’année où l’on a vraiment senti la transition entre deux ères : celle des pixels et celle des polygones. Le jeu vidéo devenait plus adulte, plus ambitieux, tout en conservant cette folie créative propre aux années 90.

Alors, sortez vos manettes et rendez hommage à cette année extraordinaire. Que vous soyez plutôt SNES, PlayStation ou PC, 1995 a marqué une génération de gamers… et continue de nous faire rêver, 30 ans plus tard !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *