Coup de vieux ! Ces jeux sont sortis en avril 2005
Bon, asseyez-vous, il faut qu’on parle. C’est sérieux. Vous êtes prêts ? Avril 2005, c’était il y a 20 ans. Oui, on y va cash. Deux décennies. Un cinquième de siècle. À l’époque, Facebook ne s’appelait même pas encore Facebook mais thefacebook, certains d’entre nous attendaient fébrilement la PSP que les américains pouvaient déjà se procurer… Ah, et Crazy Frog hantait déjà nos sonneries de portable. Ambiance.
Mais surtout, avril 2005 a vu débarquer une brochette de jeux mythiques, parfois injustement oubliés, parfois adulés par des fans toujours actifs. Alors prenons le temps de reparler de ces pépites qui viennent de souffler leurs 20 bougies. Parce qu’on les a aimées. Et parce qu’elles le méritent !
Baten Kaitos : Les Ailes éternelles et l’Océan perdu (1er avril 2005 – GameCube)

Non, ce n’est pas une blague de poisson d’avril. Ce JRPG de Monolith Soft (ouais, les mêmes derrière Xenoblade aujourd’hui) est sorti le 1er avril 2005 en Europe, et c’était une claque visuelle à l’époque. Un RPG sans combats en temps réel, avec un système de cartes ultra original, et une DA à faire passer le Final Fantasy du moment pour un projet d’élève d’école d’art (ok, on exagère… un peu).
Mais Baten Kaitos, c’est surtout un monde flottant, un doublage si mauvais qu’il en devient culte, et une OST signée Motoi Sakuraba (qui composera aussi pour Dark Souls plus tard), encore dans toutes nos playlists chill/nostalgiques.
Alors oui, le jeu n’a pas eu le succès qu’il méritait, coincé entre un Final Fantasy XII en gestation et une GameCube déjà en fin de vie. Mais quelle proposition ! Et son remaster Switch en 2023 est là pour rappeler à tout le monde que c’était bien plus qu’un “petit RPG obscur”.
TrackMania Sunrise (6 avril 2005 – PC)

À une époque où Need for Speed se prenait de plus en plus au sérieux, Nadeo décidait de faire tout l’inverse : du fun, du skill, et des circuits qui défient les lois de la gravité. C’était TrackMania Sunrise, suite du déjà culte TrackMania, et base solide de ce qui deviendrait un phénomène en ligne, une discipline e-sport, un trip de speedrunner.
Avec ses décors “sunset sur Miami”, ses loopings déments et ses crashs improbables à 300 km/h pour avoir mal dosé un drift, le jeu a marqué une génération de joueurs PC. Les LANs, les serveurs perso avec de la musique Eurodance en boucle, et ces circuits community-made où t’es obligé de rater ton saut 84 fois avant de comprendre le délire…
Sunrise, c’était la liberté, le jeu où vous pouviez briller même sans carte graphique dernier cri. Vingt ans plus tard, il fait toujours figure de papa cool de la série !
Midnight Club 3: DUB Edition (11 avril 2005 – PS2, Xbox)
Ah, le bon vieux temps où Rockstar sortait autre chose que du GTA Online. Avec Midnight Club 3: DUB Edition, on était en plein dans la vibe Fast & Furious, néons sous la caisse, jantes 22 pouces, tuning façon magazine importé des US.
C’était plus seulement une course. C’était un défilé de bagnoles customisées à l’extrême, dans des villes ouvertes, stylées, et pleines de raccourcis à découvrir à 280 km/h. Et contrairement à certains Need for Speed de l’époque, ici ça allait vite. Très vite. Trop vite.

Avec sa bande-son hip-hop/reggaeton/rock et ses voitures sous stéroïdes, Midnight Club 3 est probablement le plus abouti de la série. Le DUB Edition Remix sorti plus tard lui ajoute encore des voitures, des maps, des modes. Un régal.
Aujourd’hui, la série est en sommeil. Et franchement ? Ça manque. Parce que le fun arcade façon Rockstar, ça courait pas les rues. Ni à Los Angeles, ni à Detroit, ni à Atlanta.
Jade Empire (12 avril 2005 – Xbox)

Un action-RPG dans la Chine impériale fantasy, signé BioWare, à l’époque où le studio était encore en état de grâce ? C’est pas un rêve. C’est Jade Empire.
Après deux épisodes de KOTOR et avant de se lancer dans Mass Effect, les Canadiens de BioWare ont pondu cette pépite, injustement méconnue, pourtant blindée de qualités. Un vrai beat’em up mâtiné de RPG, un système de moralité façon Voie ouverte ou Voie fermée, des dialogues léchés, des bastons façon kung-fu cinématographique… et même un mini-shmup dans le jeu. Qui dit mieux ?
Le jeu n’a jamais eu de suite (même si des rumeurs ont circulé), mais il reste assurément dans nos cœurs comme un essai audacieux et terriblement attachant.
Si vous l’avez raté à l’époque, il mérite clairement une seconde chance. Et si vous en avez marre des RPG occidentaux qui se prennent trop au sérieux… foncez !
Guild Wars (28 avril 2005 – PC)

Celui-là, il a changé la vie des joueurs PC fauchés. Pourquoi ? Parce que Guild Wars, c’était un MMORPG sans abonnement mensuel. Et ça, en 2005, c’était aussi dingue que de voir un MMO avec du PvP compétitif réellement équilibré (oui, on parle de toi, WoW).
ArenaNet a tapé fort avec ce titre : un univers riche, des classes ultra personnalisables, des builds de fou à créer, un système d’instanciation qui allégeait les serveurs (et les PC), et un PvP structuré qui a su fidéliser les tryharders. Le tout avec un lore développé et plusieurs extensions majeures à suivre.
Guild Wars, c’est aussi l’anti-WoW. Pas de monde persistant à la Blizzard, mais une aventure à son rythme, en solo ou en coop. Et ce modèle économique sans abonnement a montré qu’un autre chemin était possible dans l’univers ultra fermé du MMO.
Le jeu a toujours sa petite base de fans, et même si Guild Wars 2 lui a volé la vedette, le premier reste un jalon important du MMO PC. Et 20 ans plus tard, il a clairement sa place au panthéon des jeux marquants.
Et vous, vous jouiez à quoi en avril 2005 ?
La vraie question c’est : vous en souvenez-vous ? Est-ce que vous attendiez fébrilement Guild Wars avec vos potes sur MSN ? Est-ce que vous hurliez contre la manette Xbox d’origine en tentant de comprendre un combat de Jade Empire ? Est-ce que vous faisiez du tuning à 3h du matin sur Midnight Club 3 pendant que votre PS2 tournait comme un moteur de F1 ? Ou est-ce que vous étiez déjà ce hipster du RPG qui faisait Baten Kaitos pendant que tout le monde jouait à Pokémon ?
Quelle que soit votre réponse, une chose est sûre : ces jeux ont marqué leur temps, et ils méritent qu’on les célèbre. Parce que le retrogaming, ce n’est pas que la NES et la Mega Drive, hein, plus maintenant. C’est aussi les années 2000, leur patchwork de genres, leurs idées folles et leurs pépites inoubliables !




