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Redécouvrir les Licences Oubliées du Jeu Vidéo: des Titres à Remettre en Lumière

Dans le monde en constante évolution du jeu vidéo, certaines franchises passent à la trappe, noyées par les titres blockbuster et les dernières innovations technologiques. Cependant, certains de ces titres “oubliés” méritent un second coup de projecteur, que ce soit pour leur gameplay unique, leur influence culturelle ou simplement pour le plaisir de la nostalgie. Voici quelques licences oubliées qui méritent une seconde vie !


Earthworm Jim

Difficile de faire plus loufoque, même trois décennies plus tard !

Lancé en 1994 sur la Mega Drive (également connue sous le nom de Sega Genesis en Amérique du Nord), Earthworm Jim est un titre qui a marqué les esprits par son originalité et sa personnalité. Développé par Shiny Entertainment, le jeu a su combiner l’humour décalé et l’absurdité d’une manière qui était à la fois novatrice et immédiatement attachante.

Dans Earthworm Jim, vous incarnez Jim, un ver de terre qui trouve une combinaison spatiale ultra-puissante qui lui donne des capacités humaines et bien plus encore. Ce n’est pas seulement le concept qui était original, mais aussi l’exécution. Les niveaux étaient variés et pleins de défis étranges, allant des courses contre la montre à des batailles contre des boss mémorables comme Evil the Cat et Queen Slug-for-a-Butt.

Les ennemis que vous affrontez sont tout aussi excentriques que Jim lui-même. Des corbeaux armés de fusils à des poubelles anthropomorphiques, le bestiaire du jeu est un carnaval de créatures hilarantes et grotesques qui se distinguent de tout ce qui existait à l’époque.

Ce qui fait vraiment ressortir Earthworm Jim des autres jeux de plate-forme, c’est l’attention portée aux détails. Les animations sont fluides et pleines de petits éléments comiques, que ce soit Jim qui se frappe lui-même avec son propre blaster ou des vaches qui sont catapultées à travers le niveau pour aucune raison apparente. Le jeu s’amusait constamment avec les attentes du joueur, offrant des mécanismes de jeu inattendus, comme un niveau sous-marin où Jim doit fournir de l’oxygène à son costume pour éviter de se noyer, ou encore un niveau en mode gunfight dans un décor de western.

La bande-son, composée par Tommy Tallarico, a également joué un rôle important dans l’ambiance du jeu, mêlant des morceaux rock, des sons comiques et même des hommages à des films célèbres pour créer une expérience audiovisuelle complète.

Malgré l’impact culturel initial et une suite bien accueillie, la série Earthworm Jim n’a pas beaucoup évolué depuis les années 90, à l’exception de quelques portages mineurs. Cela en fait un joyau de l’histoire du jeu vidéo qui mériterait une seconde chance, non seulement pour les nostalgiques mais également pour les nouvelles générations de joueurs qui n’ont jamais eu la chance de rencontrer ce personnage emblématique.

Gex

Gex est un jeu de plateforme débordant de charme et de caractère qui a fait ses débuts sur la 3DO en 1994 avant d’être porté sur d’autres plates-formes comme la PlayStation et la Sega Saturn. Développé par Crystal Dynamics, le jeu se distingue par son protagoniste atypique : un gecko sarcastique du nom de Gex. Mais ce qui a vraiment fait de Gex un titre mémorable, c’est son monde imaginatif, saturé de références à la pop culture.

La 3DO en avait sous le capot, et Gex pouvait le démontrer

Dans le jeu, Gex est aspiré par sa télévision et se retrouve dans le Médiamonde, un univers alternatif composé de divers mondes qui parodient des genres de films célèbres, des films d’horreur aux comédies, en passant par les films d’action et les dessins animés. Chaque niveau est un hommage décalé à un genre cinématographique, rempli de clins d’œil et de jeux de mots qui ne manqueront pas de faire sourire les fans de pop culture.

Le gameplay est solide, offrant un mélange de sauts acrobatiques, de combats contre des ennemis hilarants et de collecte d’objets. Gex utilise sa queue comme une arme, peut grimper sur les murs et a même quelques one-liners drôles à offrir, tous livrés par la voix inimitable de Dana Gould, un comédien qui a prêté sa voix au personnage. Ces éléments combinés donnent au jeu une personnalité et une identité très fortes.

L’humour est omniprésent dans Gex, non seulement grâce à l’humour caustique de Gex lui-même mais aussi par le biais des ennemis qu’il rencontre. Chacun est une caricature délirante d’un stéréotype de film ou de télévision, ajoutant une autre couche de satire et de comédie au jeu. Des zombies et des momies aux agents secrets et aux gangsters, chaque ennemi offre une prise unique et humoristique sur des tropes bien connus.

La série Gex a eu plusieurs suites, notamment Gex: Enter the Gecko et Gex 3: Deep Cover Gecko, chacune apportant de nouvelles idées et des mondes encore plus extravagants. Malgré cela, la série semble avoir été mise de côté depuis la fin des années 90 et le début des années 2000. C’est vraiment dommage, car le concept et le personnage de Gex ont un potentiel énorme pour être revisités, surtout à une époque où la culture geek et les références à la pop culture sont plus pertinentes que jamais.

Un retour de Gex dans le monde du jeu vidéo serait une occasion fantastique de présenter ce personnage emblématique aux nouvelles générations, tout en offrant aux fans de longue date une dose de nostalgie bien méritée.

Legacy of Kain

La série Legacy of Kain, débutée en 1996 avec le titre Blood Omen: Legacy of Kain, est un chef-d’œuvre d’ambiance, de narration et de design de jeu qui semble malheureusement avoir été reléguée aux oubliettes. Développée par Silicon Knights et éditée par Crystal Dynamics, cette série d’action-aventure se déroule dans l’univers fictif de Nosgoth, un monde gothique sombre peuplé de vampires, de lycanthropes, de créatures démoniaques et de magie ancienne.

L’histoire suit généralement les aventures de Kain, un noble transformé en vampire, et de Raziel, son fidèle lieutenant devenu spectre, chacun luttant pour ses propres raisons mais inévitablement liés par le destin. L’intrigue est labyrinthique, pleine de trahisons, de paradoxes temporels et de questions morales, le tout raconté à travers des dialogues incisivement écrits et une narration théâtrale. Les thèmes de la destinée, du libre arbitre et du sacrifice sont au cœur de cette saga épique, qui a été acclamée pour sa profondeur narrative.

Le gameplay de la série a évolué au fil des années, passant du hack-and-slash en vue de dessus de Blood Omen aux aventures en 3D de Soul Reaver et des épisodes suivants. Chaque jeu introduisait de nouveaux éléments, des compétences spéciales aux énigmes environnementales, qui obligeaient les joueurs à réfléchir autant qu’à combattre. Les mécanismes innovants comme la capacité de Raziel à passer entre le monde spectral et le monde matériel pour résoudre des énigmes ont été particulièrement bien accueillis.

Cependant, malgré l’acclamation critique et une base de fans dédiée, la série semble avoir été mise de côté après la sortie de Legacy of Kain: Defiance en 2003. Depuis lors, il y a eu quelques rumeurs et projets avortés, mais rien de concret ne s’est materialisé.

Le fait que la série Legacy of Kain n’ait pas vu de nouvelle entrée pendant tant d’années est assez déconcertant. L’univers de Nosgoth est riche et complexe, offrant un terrain fertile pour de nouvelles histoires. Les questions sans réponses et les fils narratifs non résolus pourraient fournir la base pour de nouvelles aventures captivantes. De plus, le monde du jeu vidéo est désormais plus que jamais prêt pour des récits complexes et matures, comme l’a prouvé le succès de titres comme The Witcher ou Dark Souls.

Un renouveau de la série, que ce soit sous forme de remaster, de reboot, ou d’une toute nouvelle suite, serait accueilli à bras ouverts non seulement par les fans de longue date mais aussi par ceux qui seraient ravis de découvrir cet univers sombre et envoûtant.

Legacy of Kain – Defiance

6,50 

Jazz Jackrabbit

Lancé en 1994, Jazz Jackrabbit est un véritable trésor du monde du jeu vidéo qui a marqué une génération de joueurs sur PC. Développé par Epic MegaGames, l’entreprise qui deviendrait plus tard le géant de l’industrie Epic Games, ce jeu de plate-forme était une véritable bouffée d’air frais dans un domaine dominé à l’époque par des titres sur consoles comme Super Mario et Sonic the Hedgehog.

Ne croyez pas les fables : dans ce jeu, ce sont les tortues, les méchantes.

Dans Jazz Jackrabbit, les joueurs incarnent Jazz, un lièvre vert armé d’un blaster, dans une mission héroïque pour sauver la princesse Eva Earlong des griffes du maléfique tortue Devan Shell. Le jeu est remarquable pour son gameplay rapide, ses graphismes colorés et sa bande-son entraînante, le tout emballé dans un style rappelant les dessins animés des années 90. L’humour léger et les références à la pop-culture étaient également au rendez-vous, rendant l’expérience globale mémorable.

Ce qui distinguait surtout Jazz Jackrabbit de ses contemporains était son adaptation réussie du genre de la plate-forme à l’environnement PC. À une époque où le PC était principalement associé à des jeux de stratégie ou des simulateurs, Jazz Jackrabbit a démontré que la plate-forme rapide et axée sur l’action avait tout à fait sa place sur cette plateforme. Les niveaux étaient variés, allant de jungles luxuriantes à des bases spatiales futuristes, chacun proposant des défis uniques et des ennemis divers à affronter.

Suite au succès du premier jeu, Jazz Jackrabbit 2 a été publié en 1998, introduisant de nouvelles fonctionnalités comme un mode multijoueur et des niveaux créés par les utilisateurs. Cependant, malgré le succès critique et commercial des deux titres, la série n’a pas vu de nouvel épisode depuis. Il y a eu quelques tentatives de faire revivre la franchise, notamment avec une version pour Game Boy Advance, mais rien n’a véritablement abouti.

Il est plutôt surprenant que cette série emblématique n’ait pas eu de suite ou de redémarrage, surtout compte tenu de l’importance actuelle d’Epic Games dans l’industrie du jeu vidéo. Les mécaniques de Jazz Jackrabbit pourraient facilement être adaptées et modernisées pour une nouvelle génération de joueurs, tout en conservant l’essence de ce qui a rendu les originaux si spéciaux. Dans une époque où les remakes et les reboots de jeux classiques sont de plus en plus courants, il serait temps de ressortir Jazz de son terrier et de lui donner une nouvelle chance de briller !

Time Crisis

Lorsqu’on évoque les jeux d’arcade qui ont laissé une empreinte indélébile sur l’histoire du jeu vidéo, Time Crisis est l’un de ces noms qui surgit immédiatement à l’esprit. Sorti en 1995, ce jeu de tir au pistolet édité par Namco a non seulement marqué son époque mais a également révolutionné le genre tout entier. À une période où les jeux d’arcade étaient le summum du divertissement vidéo interactif, Time Crisis a su capter l’attention de millions de joueurs à travers le monde avec son gameplay innovant et son approche unique de l’action.

Comment l’action de Time Crisis pourrait-elle être retranscrite de nos jours ?

Ce qui distingue Time Crisis des autres jeux de tir de l’époque, c’est son système de couverture innovant. Les joueurs utilisaient un pédales pour se mettre à couvert ou se découvrir, ajoutant ainsi une dimension tactique à l’expérience de jeu. Ce mécanisme obligeait les joueurs à penser stratégiquement, les forçant à jongler entre l’urgence de tuer des ennemis et la nécessité de se protéger des tirs entrants. Ce système a été tellement bien reçu qu’il est devenu la norme pour de nombreux jeux de tir qui ont suivi, en arcade et même sur des plateformes domestiques.

Le titre proposait également un mode histoire engageant, vous mettant dans la peau d’un agent spécial en mission pour sauver des otages et neutraliser une menace terroriste. Chaque niveau était une course contre la montre, accentuée par un compte à rebours angoissant qui ajoutait une pression supplémentaire au gameplay déjà tendu. Les scénarios étaient variés, allant d’ambassades prises d’assaut à des trains en mouvement, chaque niveau offrant des défis uniques et des adversaires coriaces.

L’influence de Time Crisis est telle qu’il a donné lieu à plusieurs suites et dérivés, chacun cherchant à apporter quelque chose de nouveau au genre. Cependant, malgré le succès de ces titres, la série semble être en sommeil depuis un certain temps. C’est assez surprenant, surtout compte tenu de la popularité renouvelée des jeux de tir et des expériences d’arcade, en particulier avec la montée de la réalité virtuelle, qui pourrait offrir un terrain de jeu idéal pour une relance de cette franchise emblématique.

Alors que de nombreux classiques des années 90 reviennent sous diverses formes, de remasters à des suites tant attendues, il serait certainement intéressant de voir Time Crisis faire son grand retour. Le gameplay unique et la tension nerveuse qu’il apporte pourraient facilement être adaptés aux technologies modernes, offrant à une nouvelle génération de joueurs la chance de découvrir ce chef-d’œuvre du jeu d’arcade.

Daytona USA

Quand on parle de jeux de course arcade, Daytona USA est souvent cité comme l’un des plus mémorables et emblématiques du genre. Développé et publié par Sega en 1994, le jeu est devenu une icône, non seulement pour ses cabines d’arcade souvent spectaculaires avec des volants et des sièges qui simulent l’expérience de conduite, mais aussi pour son gameplay électrisant qui offre une compétition acharnée à chaque tour de piste.

Bien que les graphismes puissent être considérés comme archaïques selon les standards d’aujourd’hui, la force de Daytona USA réside dans sa simplicité et son efficacité. Le jeu ne prétend pas offrir une simulation réaliste de la conduite ; au lieu de cela, il se concentre sur l’essence même du divertissement de course. Les circuits, bien que limités en nombre, sont conçus avec des virages et des élévations variés qui mettent vos compétences de conduite à l’épreuve. De plus, les interactions avec les autres pilotes sur la piste ajoutent un niveau de complexité qui maintient le gameplay frais et compétitif.

Un autre aspect du jeu qui a marqué les joueurs est sa bande-son. Les musiques entraînantes et les bruitages de moteur immersifs contribuent à l’excitation globale du jeu. Qui peut oublier la chanson emblématique “Let’s Go Away”, qui a été gravée dans l’esprit de toute une génération de joueurs d’arcade?

Daytona USA a également été l’un des premiers jeux de course à introduire un mode multijoueur en réseau, permettant à plusieurs joueurs de se connecter et de s’affronter dans des courses palpitantes. Cette fonctionnalité était révolutionnaire à l’époque et a ouvert la voie à la compétitivité en ligne que nous connaissons aujourd’hui dans le monde du jeu vidéo.

Cependant, malgré sa popularité et son influence, Daytona USA semble avoir été mis de côté en ce qui concerne les remasters ou les suites modernes. À l’heure actuelle où les jeux de course ont beaucoup évolué, tant en termes de graphismes que de mécanismes de jeu, il y a une véritable opportunité pour revisiter ce classique. Une remise à jour avec des graphismes modernes, de nouveaux circuits et voitures, et pourquoi pas des modes en ligne plus avancés, pourrait être l’occasion idéale de présenter ce pilier des jeux de course à une nouvelle génération de joueurs, tout en rendant hommage à son héritage.

C’est en somme un jeu qui, malgré son âge et des graphismes datés, continue de capturer l’essence du divertissement de course arcade et mériterait amplement une remise au goût du jour.

Daytona USA : Championship Circuit Edition

13,50 

Ecco the Dolphin

Lorsque Sega a publié Ecco the Dolphin en 1992, personne ne s’attendait à ce que ce jeu se distingue autant des autres titres de plateforme de l’époque. En lieu et place de l’action frénétique et du rythme rapide auquel les joueurs étaient habitués, Ecco the Dolphin proposait une expérience contemplative, immersive et parfois même mystérieuse, qui était aussi séduisante qu’étrange.

Ecco, une ambiance vraiment à part

Le jeu vous place dans le rôle d’Ecco, un jeune dauphin qui entreprend une mission épique pour retrouver les membres de son groupe qui ont été mystérieusement aspirés par un vortex en haute mer. Votre aventure vous mènera à travers divers environnements marins, des récifs de corail aux profondeurs abyssales, chacun regorgeant de créatures fascinantes et parfois menaçantes. À mesure que vous avancez, les énigmes se compliquent, nécessitant une réflexion stratégique et une habileté de navigation.

Ce qui distingue vraiment Ecco the Dolphin des autres jeux de plateforme, c’est son atmosphère unique. L’ambiance du jeu est soutenue par des graphismes artistiquement réalisés et une bande-son éthérée qui transforme chaque niveau en une sorte de rêve aquatique. Les thèmes du jeu touchent à des questions de conservation de l’environnement, d’équilibre écologique et même d’existentialisme, offrant une expérience de jeu plus profonde que ce que l’on pourrait attendre d’un titre de ce genre.

La difficulté du jeu est également à noter. Les énigmes sont souvent compliquées, nécessitant une planification et une exécution minutieuses. De plus, le manque de points de sauvegarde dans certaines zones peut rendre l’expérience encore plus exigeante. Cela a conduit à une division parmi les joueurs : certains trouvent le défi rafraîchissant, tandis que d’autres le considèrent comme frustrant. Quoi qu’il en soit, cette difficulté a contribué à solidifier le statut de culte du jeu.

Malgré son succès initial et ses suites moins bien accueillies, la franchise semble avoir été largement négligée dans les discussions sur les remakes ou les rééditions modernes. Et c’est bien dommage, car Ecco the Dolphin est un joyau du passé qui mériterait une nouvelle vie. Un remake moderne pourrait non seulement introduire ce titre fascinant à une nouvelle génération de joueurs mais aussi offrir l’opportunité de résoudre certains des problèmes qui l’ont peut-être empêché d’atteindre une popularité encore plus grande.

En résumé, Ecco the Dolphin est un jeu qui a capturé l’imagination de toute une génération avec son ambiance onirique, ses énigmes exigeantes et sa narration inhabituelle. Il reste un classique qui, malgré son âge, mérite une place dans les discussions sur les jeux qui ont véritablement façonné le paysage du jeu vidéo.

Shining Force

Bien que le genre du jeu de rôle tactique soit souvent dominé par des noms comme Final Fantasy Tactics ou Fire Emblem, il existe une série qui mérite tout autant d’attention, mais qui est malheureusement souvent négligée : Shining Force. Développée par Sega et ayant fait ses débuts sur la Sega Mega Drive, cette franchise a su charmer les joueurs avec son gameplay stratégique et ses scénarios riches en rebondissements.

Ne vous fiez pas à ces couleurs chatoyantes, car Shining Force peut s’avérer sombre et mature

Le gameplay de Shining Force est caractérisé par des batailles au tour par tour qui se déroulent sur des grilles. Les joueurs doivent faire preuve de tactique et de prévoyance, non seulement dans le placement de leurs unités mais aussi dans le choix des classes et des compétences. Chaque décision peut avoir des répercussions importantes, ce qui ajoute une profondeur considérable au jeu. L’équilibrage des unités, la gestion des ressources et la planification des mouvements sont autant d’éléments qui nécessitent une réflexion minutieuse, faisant de chaque victoire une véritable récompense.

Mais ce n’est pas tout, car Shining Force est également reconnu pour ses scénarios captivants. Contrairement à certains jeux de l’époque, les histoires de cette série sont souvent complexes et dotées de nombreux personnages bien développés. Les thèmes abordés sont parfois surprenants pour un jeu vidéo, incluant des questions d’honneur, de trahison, et même des dilemmes moraux qui obligent le joueur à faire des choix difficiles. Ces éléments narratifs ajoutent une couche supplémentaire d’immersion et d’investissement émotionnel, rendant chaque combat d’autant plus intense.

Une des particularités de Shining Force est également sa bande-son. Bien que les limitations techniques de l’époque aient imposé certaines contraintes, les compositeurs ont réussi à créer des mélodies entraînantes qui ont su marquer les esprits. Ces musiques ont le don de renforcer l’ambiance du jeu, que ce soit lors de moments épiques ou plus solennels.

Pourtant, malgré ces atouts, Shining Force semble avoir été mis de côté dans les discussions modernes sur les jeux de rôle tactiques. Il y a eu des tentatives de relancer la franchise ou de la porter sur des plateformes modernes, mais elles n’ont pas réussi à capter l’attention du grand public comme le mériterait cette série légendaire.

Shining Force est une pépite souvent oubliée du genre du jeu de rôle tactique. Avec ses mécaniques de jeu profondes, son histoire engageante et sa bande-son mémorable, il est plus que temps que cette série retrouve la lumière des projecteurs. Une remise à jour ou un remake moderne pourrait non seulement honorer cet héritage, mais aussi introduire une toute nouvelle génération de joueurs à l’un des grands classiques du jeu vidéo.

Golden Axe

Lorsque l’on évoque les jeux d’arcade des années 1980, il est presque impossible de ne pas mentionner Golden Axe, ce beat’em up emblématique développé par SEGA et sorti en 1989. Avec son univers médiéval fantastique, ses personnages hauts en couleur et ses combats énergiques, Golden Axe a conquis une génération entière de joueurs. Cependant, en dépit de son succès initial et de quelques suites, le titre semble avoir été mis de côté par SEGA, ce qui laisse les fans nostalgiques en attente d’un retour triomphal.

A deux ou tout seul, les ennemis s’en prendront plein la g… !

L’une des forces de Golden Axe réside sans aucun doute dans sa jouabilité accessible mais profonde. Chaque personnage jouable offre un style de combat différent, permettant ainsi aux joueurs de choisir celui qui correspond le mieux à leurs préférences. Que vous soyez un fan des puissants coups d’épée, des sorts magiques dévastateurs ou des attaques à distance, Golden Axe a de quoi satisfaire tous les types de joueurs. Cette diversité enrichit grandement l’expérience de jeu et encourage la rejouabilité.

Le jeu se distingue également par son ambiance unique. Le monde fantastique de Golden Axe est peuplé d’une variété d’ennemis, allant des guerriers équipés d’armures lourdes aux créatures mythiques et sorciers maléfiques. Chaque niveau est une nouvelle aventure qui présente de nouveaux défis et paysages. Cette diversité d’environnements et d’adversaires ajoute une dimension d’exploration et de surprise à chaque partie.

Les graphismes, bien qu’anciens, ont un charme rétro indéniable qui rappelle l’époque dorée des jeux d’arcade. De plus, la bande-son, composée de mélodies médiévales et de bruitages réalistes, contribue à l’immersion dans cet univers fantastique. Cette synergie entre visuels et musique crée une atmosphère inoubliable qui a marqué les esprits de ceux qui ont eu la chance de vivre l’expérience Golden Axe.

Cependant, malgré ces qualités indéniables, la série Golden Axe semble avoir été oubliée dans le portefeuille de SEGA. À une époque où les jeux beat’em up et les remakes de titres rétro sont en plein essor, il est surprenant de voir une franchise aussi emblématique laissée en jachère. Golden Axe est donc une œuvre qui mérite plus que le statut de simple relique du passé. Avec son gameplay varié, son univers riche et son atmosphère captivante, il est grand temps que cette série trouve le moyen de revenir sous les feux de la rampe !


Qu’il s’agisse de redécouvrir ces jeux sur les consoles originales ou en poussant pour des remakes modernes, ces licences oubliées méritent toute notre attention. Qui sait, peut-être que le soutien des fans pourrait redonner vie à ces perles du passé ?

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