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Les Trésors Perdus du CD-i : Une Odyssée à travers les Joyaux Méconnus de la Plateforme

La plateforme Philips CD-i (Compact Disc Interactif) a été introduite en 1991 avec la promesse de révolutionner le monde du divertissement multimédia. Malheureusement, elle n’a jamais vraiment trouvé son public, en grande partie à cause de son coût élevé et d’une bibliothèque de jeux généralement considérée comme médiocre. Cependant, pour les collectionneurs et les amateurs de jeux vidéo, le CD-i est une mine d’or de titres rares et intrigants. Voici un aperçu des trésors perdus qui peuplent cet écosystème fascinant mais souvent négligé.


The 7th Guest

Un Manoir Hanté Plein de Mystères

The 7th Guest sur Philips CD-i

L’intrigue de The 7th Guest vous transporte dans un manoir sinistre connu sous le nom de “Maison Stauf”. Ce manoir est rempli de puzzles que les joueurs doivent résoudre pour avancer dans l’histoire. À mesure que vous progressez, des éléments de l’histoire du manoir et de ses précédents occupants sont révélés, ajoutant une couche de mystère et de tension à l’expérience de jeu.

Une Révolution Graphique : Le FMV

L’un des éléments les plus marquants de The 7th Guest est son utilisation de la full-motion video (FMV). Pour l’époque, cette technologie était révolutionnaire et a ajouté un degré de réalisme qui était rarement vu dans les jeux vidéo. Le FMV permet aux joueurs de voir des acteurs réels dans les cinématiques, ce qui aide à immerger le joueur dans l’atmosphère du jeu.

Les Puzzles : Un Défi pour les Méninges

Le cœur du gameplay de The 7th Guest repose sur une série de puzzles compliqués qui vont de l’alignement de symboles à des énigmes mathématiques. Ces puzzles ne sont pas seulement un obstacle à surmonter; ils sont intégrés dans le tissu même de l’histoire et du manoir. Résoudre chaque énigme apporte des indices ou des révélations qui font avancer le récit.

Un Trésor pour les Fans d’Horreur Rétro

Pour les amateurs de jeux d’horreur et de puzzles, The 7th Guest est une pépite d’or. Il combine une histoire intrigante, des puzzles compliqués, et des technologies de pointe pour l’époque pour créer une expérience de jeu immersif. Plus qu’un simple jeu, c’est une capsule temporelle qui capture l’esprit d’innovation et de risque qui caractérisait les premiers jours de l’industrie du jeu vidéo.

Mutant Rampage: Bodyslam

Un Style Graphique Unique

Un jeu peu original mais fort sympa !

L’une des caractéristiques les plus marquantes de Mutant Rampage: Bodyslam est son style graphique, qui rappelle les dessins animés de l’époque. Les personnages sont exagérés, expressifs et pleins de personnalité, ce qui ajoute une touche de charme et de nostalgie au jeu. Les décors, bien que souvent bizarres, sont visuellement attrayants et servent bien le ton légèrement absurde du jeu.

Gameplay Simple mais Addictif

N’ayant pas besoin de mécanismes compliqués, Mutant Rampage: Bodyslam s’appuie sur le charme indéfinissable mais puissant des beat ’em ups classiques. Le gameplay est direct : vous choisissez votre mutant, et vous vous frayez un chemin à travers des hordes d’ennemis en utilisant une variété de mouvements et d’attaques. C’est simple en surface, mais suffisamment addictif pour vous garder accroché.

Une Bande-Son Dynamique

La bande-son du jeu est une autre caractéristique qui mérite d’être mentionnée. Les thèmes musicaux sont énergiques et correspondent bien à l’action à l’écran. Bien que la musique puisse sembler répétitive à certains, elle ajoute une certaine ambiance qui complète bien le gameplay et le style visuel.

Pourquoi Redécouvrir Mutant Rampage: Bodyslam?

Le charme de “Mutant Rampage: Bodyslam” est dans sa simplicité et son exécution solide. Il n’essaie pas de réinventer la roue mais offre plutôt une expérience de jeu amusante qui est facile à prendre en main et difficile à lâcher. Pour ceux qui cherchent à explorer la bibliothèque de jeux souvent négligée du CD-i, c’est un excellent point de départ.

Zelda: The Wand of Gamelon et Link: The Faces of Evil

Un Chapitre Méconnu

Pour beaucoup de fans de Zelda, ces jeux représentent un angle mort dans l’histoire de la franchise. Ils ne suivent pas les normes établies par des titres comme The Legend of Zelda: A Link to the Past ou Ocarina of Time, et sont souvent ignorés dans les discussions sur la série. Cependant, cela les rend d’autant plus intrigants pour les collectionneurs et les fans qui veulent connaître tous les aspects de Zelda, même les plus obscurs.

Les Animations et le Scénario : Un Point de Controverse

L’une des raisons pour lesquelles ces jeux ont été largement critiqués est leur qualité d’animation et de scénario. Les cinématiques en Full Motion Video (FMV) sont souvent considérées comme étant de faible qualité, avec des animations saccadées et des dialogues maladroits. Le scénario n’est pas très cohérent et ne suit pas les normes établies par les autres jeux de la série. Ces aspects ont alimenté de nombreuses moqueries et critiques en ligne, mais ils ajoutent également une sorte de charme kitsch qui peut être apprécié à un certain niveau.

Donnez une chance aux jeux Zelda de cette console !

Des Objets de Collection Convoités

Malgré leurs défauts, Zelda: The Wand of Gamelon et Link: The Faces of Evil sont devenus des objets de collection recherchés. Leur rareté, combinée à leur place unique dans l’histoire de la franchise Zelda, les rend intéressants pour les collectionneurs. Les copies de ces jeux peuvent atteindre des prix élevés sur le marché de l’occasion, et ils sont souvent présentés comme des “pièces maîtresses” dans des collections de jeux vidéo rétro. Et enfin, osons-le dire : si on aborde ces jeux avec un œil neuf, en faisant fi des critiques extérieures qui pourraient influencer notre approche et qu’on arrête de les comparer aux autres épisodes de la saga – car de toute façon, ces deux aventures ne semblent pas retenues dans la chronologie officielle de la série – en fait, ils ne sont pas si mal ces jeux !

Burn:Cycle

Un très bon exemple de film interactif, l’un des points forts du catalogue de la console

Un Mélange Unique de FMV et de Gameplay Point-and-Click

Burn:Cycle est remarquable pour sa combinaison innovante de FMV et de gameplay point-and-click. Le FMV ajoute un niveau de réalisme et d’immersion rarement vu à l’époque, plongeant les joueurs dans un monde futuriste et dystopique. Les graphismes vidéo, bien que datés selon les normes modernes, étaient à la pointe de la technologie à l’époque de la sortie du jeu.

Un Univers Cyberpunk Engageant

Le jeu vous place dans le rôle de Sol Cutter, un pirate informatique qui doit naviguer dans un monde numérique dangereux pour éliminer un virus mortel de son propre cerveau. L’atmosphère cyberpunk est dense, renforcée par des graphismes et des sons qui empruntent aux classiques du genre comme Blade Runner. Le scénario, bien que court, est bien construit et remplit le joueur d’une urgence constante.

Une Expérience Brève mais Mémorable

L’un des seuls inconvénients de Burn:Cycle est sa courte durée de jeu. La plupart des joueurs peuvent terminer le jeu en quelques heures. Néanmoins, ce qui lui manque en longévité, il le compense en qualité. Chaque moment est conçu pour être intense et mémorable, faisant du jeu une expérience qui mérite d’être vécue au moins une fois.


Le CD-i de Philips est souvent considéré comme un échec commercial, mais pour les amateurs de rétrogaming, il offre une fenêtre fascinante sur une période de transition dans l’industrie du jeu vidéo. Alors que de nombreux titres de la plateforme sont tombés dans l’oubli, ils méritent une seconde chance à être découverts et appréciés pour ce qu’ils sont : des trésors perdus d’une époque révolue.

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