Coup de vieux : ces jeux sont sortis en janvier 2006
Janvier 2006. L’hiver pique un peu, la PlayStation 2 trône toujours fièrement sous la télé, la Nintendo DS impose son double écran, et le PC vit une période de liberté créative assez délicieuse. Vingt ans plus tard, certains jeux de ce mois-là sont devenus des références absolues, d’autres des curiosités cultes, parfois mal comprises, parfois injustement oubliées.
Sega Rally 2006 (PS2) : le retour qui fait du bruit… et de la poussière

Date : 12 janvier 2006 (Japon)
Sur le papier, Sega Rally 2006 avait tout pour faire vibrer les fans de la borne Model 2. Le nom, d’abord. Mythique. Intouchable. Ensuite, la promesse d’un vrai retour à l’arcade, cette sensation de glisse instantanée qui avait fait la légende de Sega Rally Championship.
Dans les faits… c’est plus compliqué. Le jeu est généreux, parfois spectaculaire, mais aussi inégal. La physique hésite entre arcade pure et compromis maladroit, les circuits manquent parfois de lisibilité, et la concurrence sur PS2 est rude. Pourtant, il reste attachant. Parce que Sega. Parce que la poussière. Parce que cette musique qui vous donne envie d’écraser l’accélérateur même quand ça tangue un peu.
Un retour imparfait, mais sincère. Et ça compte, pour nous !
Mario & Luigi: Partners in Time (DS) : quand le passé et le présent se marchent dessus

Date : 27 janvier 2006 (Europe)
Si vous étiez possesseur d’une DS début 2006, il y a de fortes chances que ce jeu ait fait partie de vos incontournables. Partners in Time ose une idée brillante : faire coopérer Mario et Luigi… avec leurs versions bébé.
Le résultat est un RPG drôle, rythmé, bourré d’idées de gameplay et de dialogues savoureux. Oui, l’humour fonctionne encore aujourd’hui. Oui, les combats demandent de l’attention. Et non, ce n’est pas l’épisode préféré de tout le monde. Il souffre parfois de comparaisons sévères avec Superstar Saga, mais il apporte une vraie identité, plus narrative, plus audacieuse.
Un jeu souvent sous-estimé, qui mérite largement qu’on s’y replonge, même vingt ans plus tard.
Onimusha: Dawn of Dreams (PS2) : le chant du cygne d’une saga

Date : 26 janvier 2006 (Japon)
Dernier épisode de la saga Onimusha, et déjà un jeu à part. Nouveau héros, casting élargi, narration plus ambitieuse… Dawn of Dreams tente de renouveler une formule qui commençait à tourner en rond.
Le pari est audacieux. Trop, peut-être. Certains fans n’ont jamais accroché à ce changement de ton. D’autres y voient l’épisode le plus riche de la série, celui qui ose enfin sortir des rails.
Aujourd’hui, il se redécouvre avec un regard plus indulgent. Ce n’est pas l’Onimusha le plus iconique, mais c’est sans doute le plus généreux. Et aussi, tristement, le dernier.
TrackMania Nations (PC) : la claque gratuite
Date : 27 janvier 2006
Celui-là, on s’en souvient très bien. Parce qu’il était gratuit. Et parce qu’il était excellent.

TrackMania Nations, c’est le jeu que vous lanciez “juste pour essayer”… avant d’y passer la nuit. Une conduite ultra-précise, des circuits démentiels, un chrono toujours perfectible, et surtout une communauté qui a façonné l’ADN du jeu.
C’est simple : sans lui, pas sûr que la licence TrackMania aurait connu une telle longévité. Un monument du PC, né presque en douce, mais devenu incontournable.
Rule of Rose (PS2) : le jeu que tout le monde juge sans y avoir joué

Date : 19 janvier 2006 (Japon)
Parlons-en franchement. Rule of Rose est souvent cité, rarement compris, et encore moins terminé. Accusé à sa sortie, censuré, diabolisé, il traîne une réputation sulfureuse qui dépasse largement son contenu réel.
Alors oui, le gameplay est raide. Oui, le rythme est lent. Mais l’ambiance, la narration symbolique, la bande-son… tout concourt à créer une expérience profondément dérangeante. Pas un jeu d’horreur classique, mais une descente psychologique qui ne fait aucune concession.
Vingt ans après, il est devenu un objet de collection hors de prix. Mérité ? Discutable. Mais culturellement, Rule of Rose reste une œuvre marquante, et surtout unique.
Devil May Cry 3: Dante’s Awakening – Special Edition (PS2) : la version qu’on aurait dû avoir dès le départ

Date : 24 janvier 2006 (USA)
On termine en beauté. Devil May Cry 3: Special Edition, c’est l’édition de la rédemption. Difficulté mieux équilibrée, Vergil jouable, contenu enrichi… bref, la version définitive d’un jeu déjà exceptionnel.
À l’époque, beaucoup de joueurs avaient laissé tomber la version originale, jugée trop punitive. Cette édition spéciale corrige le tir et confirme ce que DMC3 était déjà au fond : un sommet du beat’em up stylé.
Un jeu qui n’a pas pris une ride, et qui continue d’influencer le genre aujourd’hui.
Vingt ans plus tard, qu’est-ce qu’on retient ?
Janvier 2006, c’était en fait un mois riche en contenu et à la ludothèque souvent audacieuse. Une période où les éditeurs tentaient encore des choses, où la notion de prise de risque n’était pas qu’un slogan marketing. Certains de ces jeux sont devenus des classiques, d’autres des curiosités, mais tous racontent quelque chose de cette époque charnière. Et vous, lequel vous donne le plus gros coup de vieux ?




