Coup de vieux : ces jeux sont sortis en octobre 2005
Octobre 2005… vous vous souvenez ? La PlayStation 2 roulait encore sur ses rivales, la Xbox première du nom bataillait pour exister, et la GameCube tenait vaillamment sa place malgré une concurrence rude. Côté PC, les joueurs jonglaient déjà entre RTS, FPS et jeux de gestion, parfois en maudissant leurs cartes graphiques qui peinaient à suivre. Comme chaque début de mois, on se prépare à célébrer des titres marquants aujourd’hui encore ou alors retombés dans l’oubli, mais qui méritent pourtant qu’on célèbre leur 20e anniversaire !
Black & White 2 (PC – 4 octobre 2005, USA)

Peter Molyneux, le génial promesseur de rêves vidéoludiques, remet ça après le premier Black & White. Le concept ? Vous êtes littéralement un dieu, et vos choix façonnent le monde. Serez-vous un bienveillant dispensateur de miracles ou un despote qui terrorise ses fidèles ?
À sa sortie, Black & White 2 impressionne par son ambition. Les créatures géantes, que vous pouvez éduquer (ou traumatiser), marquent les esprits. Pourtant, les critiques sont partagées : d’un côté, l’ampleur du bac à sable divin fascine ; de l’autre, le gameplay se révèle parfois répétitif, voire bancal. Mais 20 ans plus tard, le titre reste une expérience unique, sorte d’ovni hybride entre gestion, stratégie et tamagotchi divin. Aujourd’hui encore, on se demande pourquoi personne n’a osé retenter l’expérience à cette échelle.
Dragon Ball Z : Budokai Tenkaichi (PS2 – 6 octobre 2005, Japon)

Alors là, on tient une pierre angulaire pour les fans d’Akira Toriyama. Si les Budokai “classiques” avaient déjà cartonné, Budokai Tenkaichi change tout : arènes en 3D ouvertes, gameplay plus proche de l’anime, et surtout un casting hallucinant. Pouvoir incarner quasiment tout le roster de DBZ (et même Dragon Ball GT) était un fantasme devenu réalité.
À sa sortie, c’est un raz-de-marée. Même si le système de combat peut sembler un peu rigide aujourd’hui, les affrontements titanesques en destructibilité quasi totale des décors collent parfaitement à l’esprit DBZ. C’est LE jeu qui a cimenté le lien entre la licence et les fans de baston vidéoludique. Et avouez : vous aussi, vous avez passé des heures à recréer Goku vs Vegeta sur Namek avec vos potes.
Spartan : Total Warrior (GC, PS2, Xbox – 7 octobre 2005, Europe)

Avant de se lancer dans la saga Total War, Creative Assembly nous a surpris avec un beat’em up antique. Spartan : Total Warrior, c’est l’envie de mixer God of War avec des batailles à grande échelle. On incarne un guerrier spartiate qui découpe du Romain par centaines.
Le jeu séduit par sa nervosité et ses affrontements massifs – pour l’époque, voir autant d’ennemis à l’écran, c’était une prouesse technique. Mais il a aussi souffert d’un lancement coincé entre God of War et Dynasty Warriors. En résulte un culte discret mais solide, particulièrement chez les fans de péplum vidéoludique. Aujourd’hui, il garde ce charme brut de “what if” historique, entre série B et défouloir musclé.
Serious Sam II (PC, Xbox – 11 octobre 2005, USA)

Du grand n’importe quoi, mais assumé. La licence Serious Sam avait déjà un ADN : défouloir pur jus, hordes d’ennemis, armes improbables. Serious Sam II ne déroge pas : ambiance cartoon, humour potache, ennemis délirants (les fameux kamikazes hurlants !).
À sa sortie, certains trouvent que le virage graphique, très coloré, casse un peu le charme old school des deux premiers volets (parce que oui, Serious Sam II n’est pas le deuxième épisode de la série). Mais côté gameplay, c’est toujours un festival de sueur et de balles, calibré pour ceux qui voulaient juste débrancher leur cerveau et tirer dans tout ce qui bouge. Aujourd’hui, c’est peut-être l’épisode le plus “clivant” de la saga, mais il reste un moment culte pour notamment tous ceux qui l’ont pratiqué en LAN.

SSX on Tour (GC, PS2, Xbox, PSP – 11 octobre 2005, USA)
SSX, c’était la coolitude incarnée au début des années 2000. Avec On Tour, EA Big tente un virage plus “rebelle”, ambiance street art et rock indé. Le gameplay reste fun et accessible, mais certains regrettent l’abandon de l’exubérance des épisodes Tricky et 3.
N’empêche : SSX on Tour garde ses adeptes, notamment grâce à sa bande-son survitaminée et son mode carrière personnalisable. Et puis, il ne faut pas l’oublier : c’était l’époque où l’on pouvait faire descendre Mario, Luigi et Peach des pistes enneigées… mais seulement sur GameCube. Rien que pour ça, l’épisode mérite sa place dans le Panthéon du fun rétro.
The Warriors (PS2, Xbox – 17 octobre 2005, USA)

Rockstar sort de son chapeau un beat’em up basé sur… un film de 1979. Dit comme ça, ça paraissait casse-gueule. Mais The Warriors est devenu une pépite. Les développeurs ont su enrichir l’univers du film culte en ajoutant un prologue détaillé et un gameplay de baston de rue parfaitement calibré.
Critiques et joueurs saluent sa fidélité à l’ambiance gritty du film, ses mécaniques de gang et ses combats nerveux. Le jeu n’a pas eu un succès commercial gigantesque (forcément, licence de niche oblige), mais il a gagné un statut de culte absolu. Aujourd’hui, c’est l’un des grands classiques cachés de la PS2, un must pour quiconque aime les beat’em up narratifs.
Buzz! (PS2 – 21 octobre 2005, Europe)

Avant Kahoot! et autres applis de quiz, il y avait Buzz! Ce party game PlayStation, accompagné de ses fameux buzzers USB, a transformé les soirées. Questions de culture générale, présentateur caricatural et ambiance télé-show… un carton immédiat.
Le succès a été tel que la franchise a enchaîné les déclinaisons (Buzz! Musique, Buzz! Cinéma, etc.), et Sony a même tenté de la relancer sur PS3 et PSP. Aujourd’hui, Buzz! reste un souvenir tendre des soirées multi où tout le monde pouvait jouer, même mamie. Pas étonnant que certains collectionneurs recherchent encore les packs complets avec buzzers.
Civilization IV (PC – 25 octobre 2005, USA)

Sid Meier, encore lui. Civilization IV, c’est l’opus qui modernise et démocratise la saga. Nouvelle interface plus claire, ajout des religions, système de civics repensé, musiques de Christopher Tin (le fameux Baba Yetu qui vous reste dans la tête pendant des jours)… tout est peaufiné.
À sa sortie, c’est un triomphe critique. Beaucoup le considèrent encore comme le meilleur épisode de la série. Et 20 ans après, il tient toujours la route, preuve que certaines mécaniques sont intemporelles. Les fans hardcore continuent d’y rejouer, entre deux runs de Civilization VI, comme on ressort un grand cru. Un classique indémodable du 4X.
Voilà, on a pris un sacré coup de vieux tous ensemble ! Ces huit jeux, chacun à leur manière, ont marqué ce mois d’octobre 2005. Certains sont devenus cultes, d’autres restent des trésors un peu oubliés. Mais tous rappellent une époque où chaque sortie marquait les joueurs, et où le jeu vidéo osait des paris parfois fous, parfois maladroits, mais toujours passionnants.




