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Coup de vieux ! Ces jeux fêtent leurs 20 ans en novembre 2025

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Il y a vingt ans, on achetait encore nos jeux dans des boîtes en plastique, on râlait contre les temps de chargement de la PS2 et on attendait en France avec impatience la sortie d’une Xbox 360 déjà apparue sur le marché américain. Novembre 2005, c’était un mois chargé : la nouvelle génération pointait le bout de son pad, mais les machines 128 bits n’avaient pas dit leur dernier mot. Voici une sélection de jeux sortis ce mois-là – certains devenus cultes, d’autres tombés dans l’oubli, mais tous méritent un petit voyage dans le temps.

Gun — Rockstar avant l’heure

Sortie : 8 novembre 2005 (USA) — PS2, Xbox, GameCube, PC

Gun, c’est un peu Red Dead Redemption avant l’heure. Développé par Neversoft (oui, ceux de Tony Hawk), le jeu proposait déjà une ambiance western ultra-cinématographique, avec ses saloons, ses duels au soleil et son héros ronchon en quête de vengeance.
Ce qui impressionnait à l’époque ? Le monde ouvert, assez rare sur consoles de sixième génération, et cette liberté de galoper à travers le Far West pour jouer au justicier ou au bandit selon son humeur.

Gun souffrait certes d’une durée de vie courte, mais il posait les bases de ce que Rockstar allait peaufiner cinq ans plus tard avec Red Dead Redemption. Aujourd’hui, il garde ce charme un peu brut, entre violence sèche et folklore de western spaghetti.

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Gun, ou comment Neversoft a dégainé avant Rockstar.

The Movies — Quand Peter Molyneux faisait son cinéma

Sortie : 8 novembre 2005 (USA) — PC

Ah, The Movies… Le simulateur de studio hollywoodien signé Lionhead, où vous pouviez gérer vos acteurs, construire vos décors, tourner vos propres films et… gérer leurs egos. Oui, c’était Les Sims version Hollywood, mais avec un vrai sens de la satire.

Le concept était génial : mélanger la gestion et la créativité, laisser les joueurs réaliser de vrais petits courts-métrages (qu’on pouvait exporter, souvenez-vous !) tout en jonglant avec les lubies de stars capricieuses.
Si Molyneux n’avait pas été Molyneux, on aurait presque pu croire que le jeu était fini à 100 %. Mais même inachevé, The Movies reste une pépite visionnaire – le projet avait démarré avant l’apparition de YouTube, dont il aurait certainement bénéficié de ses fonctions de partage – toujours unique aujourd’hui.

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The Movies, l’usine à rêves… et à crises de nerfs.

Virtual Skipper 4 — Pour ceux qui préféraient le calme à la castagne

Sortie : 10 novembre 2005 (Europe) — PC

Pendant que tout le monde se tirait dessus sur Call of Duty 2, certains voguaient paisiblement sur les mers avec Virtual Skipper 4. Le jeu de voile d’Ubisoft, aussi précis qu’un simulateur de vol, s’adressait à un public de passionnés — ou à ceux qui voulaient comprendre pourquoi les bateaux n’allaient jamais tout droit.

Pas forcément fun à première vue, mais ultra-technique, le titre impressionnait par sa physique de l’eau (plutôt rare à l’époque) et ses compétitions en ligne. Un jeu de niche, oui, mais respecté par sa communauté. Et vingt ans plus tard, il garde un charme de vieux navigateur numérique.

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Virtual Skipper 4, le jeu de voile qui faisait des vagues.

Mario Kart DS — La course portable qui a mis tout le monde d’accord

Sortie : 14 novembre 2005 (USA) — Nintendo DS

C’est sans doute le jeu qui a justifié à lui seul l’achat d’une DS. Mario Kart DS a débarqué avec une fluidité incroyable, un mode solo solide, et surtout… le jeu en ligne via la Nintendo Wi-Fi Connection. Oui, en 2005, on pouvait déjà s’affronter entre Bowser et Peach à travers le monde (tant qu’on avait une connexion Wi-Fi digne de ce nom, ce qui, soyons honnêtes, n’était pas toujours gagné).

Mais Mario Kart DS, c’était aussi la découverte de circuits mythiques comme Waluigi Pinball, un mode Mission brillant et un gameplay parfaitement calibré.
Vingt ans plus tard, il reste un des épisodes les plus respectés de la série. Certains le préfèrent même aux épisodes plus récents. Sacrilège ? Peut-être. Mais on comprend pourquoi.

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Mario Kart DS, la masterclass portable de Nintendo.

Shadow the Hedgehog — Quand Sonic a sorti le flingue

Sortie : 15 novembre 2005 (USA) — PS2, GameCube, Xbox

Sega a toujours eu un talent pour les idées étranges. Et Shadow the Hedgehog, c’est probablement la plus étrange de toutes.
Prendre le rival ténébreux de Sonic, lui coller un pistolet, des jurons, des aliens et des explosions hollywoodiennes… disons que l’idée de base faisait lever un sourcil. Mais à l’époque, le jeu avait un vrai public : ceux qui voulaient un Sonic « edgy », façon années 2000.

Avec ses embranchements scénaristiques et sa bande-son rock saturée, Shadow est resté dans les mémoires pour de bonnes et de mauvaises raisons. Mais avouons-le : on y a tous joué en douce, juste pour voir ce que donnait un hérisson armé.

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Shadow, la crise d’adolescence de Sega.

Need for Speed : Most Wanted — Le retour du roi

Sortie : 15 novembre 2005 (USA) — Multiplateforme

Après Underground 2, difficile de faire mieux. Et pourtant, Most Wanted a réussi l’impossible : combiner les courses urbaines stylées avec une ambiance Fast & Furious matinée de poursuites dignes d’un film de Michael Bay.
Les poursuites avec la police étaient le cœur du jeu : stressantes, spectaculaires, et magnifiées par un système de dégâts et de ralentis qui en jetaient plein la vue.

C’était aussi l’un des premiers gros titres multiplateformes à sortir sur Xbox 360, montrant ce que la nouvelle génération avait dans le ventre. Deux décennies plus tard, Most Wanted reste une référence. Même les fans de Need for Speed d’aujourd’hui réclament son remake.

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Most Wanted, la définition du mot “adrénaline”.

Peter Jackson’s King Kong — Le film mieux que le film

Sortie : 17 novembre 2005 (Europe) — PS2, Xbox, GameCube, PC

Oui, c’était un jeu tiré d’un film. Et pourtant, King Kong a déjoué tous les pronostics.
Développé par Ubisoft Montpellier (déjà à l’origine de Beyond Good & Evil), le titre plongeait les joueurs dans une aventure immersive où la caméra à la première personne faisait des merveilles. Pas de HUD, pas de barre de vie, juste la tension pure, la survie et la jungle.
La partie où l’on jouait Kong lui-même offrait un vrai sentiment de puissance – taper un T-Rex à coups de paluche, ça reste un plaisir simple.

Vingt ans après, le jeu est encore cité comme un des rares adaptations de film réussies. Ce n’est pas rien.

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King Kong, la claque ciné signée Ubisoft Montpellier.

Et vous, vous jouiez à quoi en novembre 2005 ?

Étiez-vous plutôt du genre à tout miser sur les flics de Most Wanted ? À diriger des stars capricieuses dans The Movies ? Ou à tirer sur des aliens en compagnie d’un hérisson noir ?
Dans tous les cas, une chose est sûre : le mois de novembre 2005 était un concentré d’expériences marquantes, annonçant la fin d’une génération et le début d’une autre.
Et vingt ans plus tard, ces jeux prouvent que le plaisir, lui, ne vieillit jamais.

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