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Coup de vieux ! Ces jeux fêtent leur 20 ans en juin 2025

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Vous la sentez cette odeur ? Non, ce n’est pas du plastique chauffé par le soleil. C’est le doux parfum de la nostalgie qui revient nous gifler la tronche. Juin 2005, c’était il y a vingt ans. Une époque où la GBA n’avait pas encore dit son dernier mot, où la PlayStation 2 régnait en impératrice, et où la Xbox cherchait encore un peu sa place dans la cour des grands. Vingt ans plus tard, on s’est dit que ce serait pas mal de leur rendre hommage — à ces jeux qu’on a peut-être terminés, rage-quités, ou qui trônent fièrement sur une de nos étagères… ou qu’on avait tout simplement oublié… mais qui méritent, aujourd’hui, leur bougie d’anniversaire.


🧛‍♂️ Boktai 2: Solar Boy Django – GBA – 9 juin 2005

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Le soleil, ce cheat code.
Avant que les vampires ne se mettent à briller façon boule à facettes dans Twilight, ils étaient de redoutables créatures de la nuit que l’on pourchassait à la lumière du jour. Et Hideo Kojima (oui, ce Kojima) avait eu la brillante idée de faire un jeu… à jouer au soleil.

Boktai 2, c’est un action-RPG où votre cartouche GBA contient réellement un capteur solaire. Pas de soleil = pas de munitions. Le principe ? Génial. La pratique ? Moins drôle quand vous jouiez en plein mois de novembre, à la lumière d’un spot IKEA. Ce second opus améliore le premier à tous les niveaux : système d’armes plus riche, quêtes plus variées, et surtout une ambiance toujours aussi unique, entre steampunk et folklore vampirique. Un ovni oublié, mais qui mérite qu’on le ressorte de sa boite (qui vaut extrêmement cher de nos jours, soit dit en passant). Avec crème solaire.


🐉 Dragon Ball: Advanced Adventure – GBA – 17 juin 2005

Avant les cheveux jaunes, il y avait le bâton.
Quand on parle de Dragon Ball, les gens pensent d’abord aux hurlements, aux cheveux qui virent au blond platine, et aux kamehameha qui durent 3 épisodes. Mais Advanced Adventure nous rappelle que tout a commencé par un petit Goku mal élevé qui tapait des lapins géants et volait sur un nuage.

px Dragon Ball Advanced Adventure

Ce jeu, c’est un petit bijou de la GBA. Graphismes somptueux (pour l’époque), gameplay nerveux à mi-chemin entre le beat’em up et le jeu de plateformes, et une fidélité assez touchante à l’œuvre d’origine. On revit tout l’arc Pilaf jusqu’au 22e tournoi d’arts martiaux, avec des combats de boss qui claquent et même des séquences en nuage magique. Une pépite trop souvent éclipsée par les jeux DBZ plus bourrins.


🪓 God of War – PS2 – 22 juin 2005

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Quand Kratos ne pleurait pas encore sa vie.
Aujourd’hui, Kratos est un daron en pleine crise existentielle, qui cite Homère entre deux câlins avec son fiston. Mais en 2005 ? C’était un tourbillon de rage en jupette spartiate, prêt à démonter l’Olympe à lui tout seul. Et franchement, on adorait ça.

God of War, c’était l’action épique dans toute sa splendeur. Des combos sanglants, des boss gigantesques, une ambiance mythologique démente, et cette intro sur le dos d’un bateau qui vous mettait une claque monumentale. C’est aussi l’un des premiers jeux à avoir compris comment mettre en scène l’action. Cinématique et jouissif. Une baffe graphique pour la PS2 et une masterclass de game design.

On l’a poncé. On l’a saigné. Et, parfois, on a même essayé de reproduire les QTE avec la manette upside-down. Pas notre meilleure idée, faut bien avouer.


🐿️ Conker: Live & Reloaded – Xbox – 21 juin 2005 (USA)

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Le retour du plus vulgaire des écureuils.
S’il y avait un animal totem du “politiquement incorrect” version jeu vidéo, ce serait ce fichu Conker. Conker: Live & Reloaded est le remake de Bad Fur Day sur N64, mais avec des graphismes sérieusement boostés, un peu moins de vulgarité (comme quoi, Microsoft est peut être plus sévère sur le sujet que Nintendo) et un mode multijoueur en ligne complètement pété à l’époque.

Mais ce qu’on retient surtout, c’est l’humour ravageur du solo. Une parodie géante du jeu vidéo, du cinéma, de la pop culture… avec des moments légendaires. Le boss opéra qui chante depuis ses fesses ? Toujours aussi culte. Ce remake n’a pas l’impact de l’original sur N64, mais il reste une expérience de jeu à part, délicieusement irrévérencieuse. Rare à son apogée. Et puis bon, quand même le remake d’un jeu fête à son tour son vingtième anniversaire, il faut bien reconnaître que le coup de vieux est dur.


🚴 Pro Cycling Manager – PC – 30 juin 2005

Le Tour de France version tableur Excel.
Alors, celui-là, c’est le jeu du papa de votre pote Jean-Kevin. Ou du passionné de cyclisme qui connaît le pourcentage de pente de chaque col pyrénéen. Pro Cycling Manager 2005, c’est une usine à gaz. Mais une usine qui roule.

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On gère une équipe pro, on planifie les entraînements, on signe des contrats, on hurle face à l’écran quand notre leader se fait lâcher dans le Galibier. C’est moche (soyons honnêtes), mais c’est profond, précis, et addictif. Un Football Manager version vélo, avant que les jeux de gestion ne deviennent aussi sexy qu’un tableur Excel pour certains. Et pourtant, si vous tombiez dedans, vous étiez fichus. On le sait, ça nous est arrivés. Des heures de jeu à peaufiner une stratégie pour… finir 4e du classement général, à 1 minute du maillot jaune. Cruel. Mais jouissif. Mais cruel.


Vingt ans. Deux décennies. Et pourtant, en ce qui nous concerne, on s’en souvient encore comme si c’était hier. Ces jeux de juin 2005 nous rappellent à quel point cette période était dense, variée, et pleine d’idées folles. De l’écureuil trash au vampire solaire, en passant par les dieux grecs et les cols alpins, chaque titre avait sa personnalité, son audace, son grain de folie. Alors oui, on vieillit. Mais au moins, on a grandi avec des jeux qui avaient du caractère.

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